Joe Beef
2491, rue Notre-Dame Ouest
(514) 935-6504
Directions
Charles McKiernan, aka “Joe Beef”
Cuisine : française
Nombre de visites : 1
Commentaires : Avant tout, un peu d’histoire ou d’history pour savoir qui est ce “fameux” Joe Beef. Maintenant que cela est dit, on peut commencer…
Pas de chichi ni mini-jupes et autres décolletés de Globe ou Rosalie chez Joe Beef, qui sont pour certains convives de ces autres restaurants (que dis-je la majorité d’entre eux au vu de la clientèle), l’un de leurs attraits principaux. Joe Beef ne s’annonce donc pas dans la lignée des anciens établissements où David McMillan, chef associé à Frédéric Morin, a oeuvré jusqu’à présent. Ici, pas de formule “mini-maxi”©® (mini-jupes maxi prix), quoi que les prix y sont loin d’être minis. Le cadre est sobre et les serveuses le sont aussi. Tant mieux car avant tout, un restaurant devrait être avant tout une histoire d’assiette, pas de décorum et de pots de fleurs féminins.
Passons donc à la cuisine… Mes trois comparses d’un soir (les mêmes que souvent d’ailleurs) et moi-même attendions beaucoup de ce restaurant ouvert en 2005. Beaucoup de bruit pour pas grand chose. Oui, le maître mot pour résumer cette soirée: déception. Déception car tous les ingrédients semblaient être réunis, en commençant par du très bon pain servi chaud d’Olive & Gourmando (et Dieu sait qu’il se fait rare le bon pain sur les tables montréalaises). Idem pour mon entrée: les gnocchi de ricotta au jus et morceau de jarret. Autre entrée, le paté de foie de canard était somme toute de bonne facture (servie dans un petit pot à confiture individuel) avec confiture à l’oignon et petits toasts.
Par la suite, les plats furent assez décevants dans l’ensemble, surtout en ce qui concerne les spaghetti au homard dont mes camarades de table se réjouissaient à l’avance (en raison du homard certes, mais aussi de la conviction qu’à 36$ le plat, ils en auraient pour leur argent). Déception là aussi, car non seulement les pâtes étaient tiédasses voire vraiment tiédasses, mais aussi le homard de son côté n’était pas très goutu (certes, ce n’est peut-être pas la meilleure saison dirons certains; mais alors, dirons d’autres, pourquoi servir du homard, hein ? va savoir…). Pour résumer simplement, le tout n’avait pas la tête d’un plat à ce prix. De mon côté, le lapin aux petits pantalons (je n’ai toujours pas compris à quoi cela faisait allusion ces petits pantalons) aurait pu… mais non: mais quelle idée c’est pâtes (pasta quoi) frites pour garniture ! L’idée était saugrenue et à mon avis a gâché le reste du plat relativement bien préparé (sauce au vin rouge, lardons, champignons, etc.). Bref, un lapin aux pâtes (pasta quoi !) façon lapin aux pâtes tradionnel (quoi !) aurait mieux fait l’affaire.
Quant aux desserts, ce fut carrément la dégringolade (tout de même pas la descente aux enfers, soyons sérieux et crédible): tarte citron meringuée, pas vraiment citronnée ni meringuée, éclair au chocolat dont la pâte à chou était bof (oui, bof, il n’y a pas vraiment autre chose à en dire) et le chocolat pas assez ferme et donc un peu dégoulinant, bof aussi donc. C’est dommage, car le dessert, c’est ce qui reste dans la bouche (ou dans le palais, comme on veut), et mal finir un repas laisse toujours un peu amer (sentiment amer, pas goût amer [ndla: un dessert est en général sucré]). Voyez le résultat, amer je le suis car je le mentionne dans ce blog (!) alors qu’un dessert simplement “correct” n’aurait au moins pas laissé de mauvais souvenirs en partant.
Un dernier bémol. Joe Beef est certes très populaire et il y a moins de 30 couverts, mais cela ne devrait pas être une raison de ce faire harceler au téléphone le jour J pour lequel on a effectué la réservation afin de confirmer la présence effective des convives. Pas moins de 4 messages sur le répondeur avec demande de rappel incessant !! Pas classe…
Plats dégustés : (plats dégustés à 4 je vous rassure !) gnocchi de ricotta, pot parfait de foie de canard, salade “Godchaux” façon New Orleans (crabe, crevette et lettue iceberg), lapin aux petits pantalons (lapin en sauce, lardons et pâtes frites !), spaghetti au homard, lobster roll, gruyère & noix, tarte au citron meringuée, éclair au chocolat
Qualité : ***
Prix : $$$ 1/2
Vins : premier prix vers les 40-45$; beaucoup de vins autour de 50-60$. Un très bon Fleurie 2004 d’Yvon Métras importé par Importation Sauvage (que vous pouvez vous procurer sur le site d’Importation Sauvage pour 35$ environ la bouteille). Au prix de 45$ chez Joe Beef, le patron nous fait donc presque un cadeau.
Service : ** 1/2
Ambience : *** 1/2
Musique : divers
Divers : joli bar où le petit siroter un cocktail, avaler quelques huîtres (délicieuses selon les dire de certains) et discuter avec le patron (il risque de me faire la gueule si je me présente donc j’éviterai à mon prochain passage).
Plus d’info : ici, here and here